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Fiction min · 2019

MALIK

DirectorThéo Gonon

Production CompanyÀ pas de velours

Malik vit seul dans une cité de béton signée Le Corbusier. Timide et renfermé, il cache un talent brûlant : la danse. Mais jamais devant les autres. Dans le quartier, un gang charismatique — Les Apaches — impose sa loi sur le bitume à coups de chorégraphies implacables. Quand Malik croise leur route, il est humilié et rejeté. Pourtant, porté par un rêve fiévreux et la musique qui pulse dans les murs de la cité, il finit par monter sur le toit, face à tous, et danser comme si plus rien n'existait. Ce soir-là, c'est la foule qui suit ses pas.

Director's statement

Malik est né d'une obsession : filmer la danse là où on ne l'attend pas. Pas sur une scène, pas dans un clip — dans du béton brut, entre les pilotis d'un immeuble, sur le toit d'une barre HLM signée Le Corbusier. Firminy Vert n'est pas un décor. C'est un personnage. Cette architecture monumentale, pensée pour l'homme mais souvent vécue comme écrasante, devient ici le terrain de jeu d'un corps qui se libère. Je voulais confronter la rigidité du béton à la fluidité du mouvement, la solitude d'un jeune homme à l'énergie collective d'un quartier qui danse sans le savoir. Malik, c'est celui qu'on ne regarde pas. L'ouvrier silencieux, le voisin transparent. Il porte en lui quelque chose d'immense mais n'a jamais eu la permission — ou le courage — de le montrer. Son parcours n'est pas celui d'un danseur qui progresse techniquement. C'est celui d'un homme qui apprend à exister aux yeux des autres. Les Apaches incarnent tout ce que Malik n'est pas : l'assurance, le groupe, la visibilité. Ils ne sont pas des antagonistes au sens classique — ils sont un miroir, un idéal inaccessible qui finit par devenir dérisoire quand Malik trouve sa propre voix. Visuellement, le film épouse l'architecture du Corbusier comme une partition. Chaque séquence est pensée comme un tableau chorégraphique autonome : le bus, l'usine, la piscine, le stade. La danse n'est jamais gratuite — elle raconte ce que les mots ne peuvent pas dire. La caméra ne surplombe jamais, elle accompagne, elle respire avec les corps. La séquence du rêve dans l'église Saint-Pierre marque la bascule. C'est le moment où Malik cesse de subir et commence à ressentir. Les lumières perforées du Corbusier deviennent des étoiles, le sacré se mêle au charnel, et le corps de Malik lui échappe pour la première fois — mais cette fois, c'est une libération. Le climax sur le toit inverse tout : celui qui regardait devient celui qu'on regarde. La foule s'arrête, Malik danse, et le monde tourne enfin autour de lui. Ce n'est pas une victoire spectaculaire. C'est un jeune homme qui, pour la première fois, prend toute la place. Malik parle de tous ceux qui dansent en secret.

Credits

Direction

T
Théo GononDirector

Camera / Lighting

Z
Zacarya AkikiDirector of Photography

Cast

M
Melen ConstantActor / Actress
L
Léa SabatierActor / Actress
Y
Yaelle FrancavillaActor / Actress
F
Fantine RamoinActor / Actress
M
Mathis DeureActor / Actress

Other

E
Elsa GononOther Mise en scène
T
Théo GononOther Mise en scène
E
Elsa GononOther Chorégraphie
C
Clara BillardOther Chorégraphie
J
Julien DelolmeOther Chorégraphie

Film stills

Film details

Duration min
Year2019
CategoryFiction